22/03/2013

Les guerres rendent, universelle la souffrance des mères

Voici vécu le récit du retour d'un fils mort en Algérie.

 

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Nous étions en pleine guerre d’Algérie 1957, notre village recevait la dépouille mortelle d’un enfant parti faire son service militaire, il était tombé mortellement dans une embuscade : «  Cela s’appelait le maintien de l’ordre, ce malheureux n’avait pu choisir entre la valise et le cercueil ; c’était  aussi certains diront notre part de destin ; dans cette guerre, n’en déplaise à ceux qui ont dit pendant 35 ans que, ce n’était pas une guerre ».

Ce jour là, au cimetière autour de notre monument aux morts le silence lourd était coupé par les ordres du sergent qui commandait la garde d’honneur devant le cercueil, autour de la maman veuve et des frères c’étaient des instants de douleur, que le maire et la population présents partageaient.

Le commandant Llense ancien combattant de 14/18, directeur de l’enseignement en retraite, amis de la famille, fit l’éloge de c’est enfant du village, en termes pleins d’émotion il devait terminer par un encouragement à cette mère : Alice ! Mon amie soit courageuse, ton fils est mort en héros pour la France.

Le silence fut coupé calmement comme un cri accusateur qui vient du plus profond du cœur d’une mère déchiré : Mon fils dit-elle est mort à cause de l’Algérie !

Plus de 50 ans après, j'entant sa voie, ces mots, je conclurai en disant bien sur, ce cri  est loin de l’éloge méritante de la Nation, ce cri  n’a  pas son droit penseront certains, mais ce cri c’est celui d’une mère.

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