09/11/2012

La voix des morts

 

souvenir français

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Je suis le monument aux Morts de la Guerre

Je porte ciselé à vif sur mon flanc

En lettres de deuil, de larmes et de sang, 

 Le nom des Martyrs de toute la terre.

 

Je suis l’adolescent vivant d’espoir

Parti plein de chansons et tête nue

Heureux et fier de faire son devoir

Qui par malheur n’est jamais revenu.

 

Je suis l’homme mûr laissant sa charrue

Plantée en plein champ, pour s’il revenait

Et que depuis longtemps n’attendent plus

Un enfant et sa mère endeuillée   

 

Je suis le roc et de sérénité

Le temps qui passe ne peut abolir

La mission de garder le souvenir

De la disgrâce de l’humanité.

 

Quand rit l’été, quand l’automne s’enflamme,

A mes pieds tant d’hommes chargés de fleurs

Prêchent la Paix, les yeux noyés de pleurs.

 

Mais aucun d’eux n’a le même oriflamme,

Les uns bleu, les autres rouges, toujours sans trêve,

Certains en français, d’autres en allemand,

Seul s’unissent les sanglots émouvantsPlace 001.JPG

Des cœurs qui saignent de la même sève.

 

Mon angoisse ne pourra prendre fin,

Sinon le jour où les hommes noirs ou blancs,

Chrétiens, protestants, juifs ou musulmans,

 Sauront vivre en ce donnant la main.

 

 Mon angoisse ne peut jamais finir

Sinon le jour où les homes tous frères,

Enfin unis sous la même banière, 

Sous l'arc-en-ciel chanteront l'avenir.

 

Moi seul sais le prix de la Paix sur terre,

On la ciselé à vif sur mon flanc,

En lettres de deuil, de larmes et de sang,

Je suis le monument aux morts de la Guerre.

(Traduction française du poème de Jouan Cayrol)

 

 Photo du Général Josz  délégué général du Souvenir Français plus de 20 ans a offert, et continue à donner avec foi force et puissance tous le relief de ce poème à la mémoire de nos morts.

  Photo du monument aux morts de Saint Féliu d'Avall                         

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